L’épiderme des murs

L’épiderme des murs

Lors de mes déambulations nocturnes, entre chien et chat, que ce soit en ville ou perdu dans la pampa, j’entrevois parfois des éclats de vie intime. Des instants fugaces volés aux portes et fenêtres censées cacher.

un trou d’habitat encastré à fleur de murs

Une fenêtre entrebâillée fait respirer ce mas provençal par exemple. Devenant de façon temporaire une ouverture au monde extérieur, un bout de quotidien privé, un meuble, un corps s’offre au regard. Un coucher de soleil darde ses derniers rayons sur un mur calcaire rendu rougeoyant comme le stigmate d’une dernière étreinte amoureuse.
Le mur a ainsi en commun avec le trou de susciter l’imagination et le fantasme. Dès lors l’un et l’autre se complète pour rêver l’intimité d’un environnement extérieur ou la vie personnelle d’un occupant.

Comme si l’épiderme d’un trou d’habitat était encastré à fleur de murs.

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